Archives de Tag: Oui au mariage pour tous

Témoignages d’accès à la PMA pour les lesbiennes

L’association Les Enfants d’Arc en Ciel – qui regroupe des parents et futurs parents homosexuels – continue son énorme travail de collecte de témoignages de couples de lesbiennes qui sont obligées d’aller à l’étranger pour avoir accès à la PMA (Procréation Médicalement Assistée). Il est primordial de diffuser le plus largement possible ces témoignages afin que tout le monde se rende compte des difficultés rencontrées (difficultés administratives/financières/professionnelles/familiales/psychologiques…). Le mariage n’est qu’un tout petit pas vers l’égalité des droits. Il faut continuer à se mobiliser pour une égalité complète entre hétérosexuels et LGBT (Lesbienne Gay Bisexuel Trans):

– accès à la PMA pour toutes les femmes en France (femmes célibataires, femmes lesbiennes)
– filiation hors mariage (si un couple de lesbiennes a un enfant ensemble par PMA, elles sont obligées de se marier pour que la mère sociale puisse adopter l’enfant)- changement d’état civil facilité pour les trans
– arrêt de la stérilisation forcée des trans

Le blog de témoignages (vous pouvez en lire plus d’une centaine!!!) sur la PMA :

http://lesenfantsarcenciel.wordpress.com/

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Fille d’un couple de même sexe, je ne suis pas une demi-enfant

Témoignage d’une adolescente élevée dans une famille homoparentale sur le blog débat de Têtu:

http://blogs.tetu.com/sur-le-chemin-de-l-egalite/2013/02/05/fille-dun-couple-de-meme-sexe-je-ne-suis-pas-une-demi-enfant/

manifcivitas

Bannière brandie par les manifestants de Civitas le 18 novembre 2012 à Paris

Eileen, 16 ans, vit dans une famille homoparentale. Se sentant concernée par le débat actuel sur le mariage pour tous, elle supporte difficilement être jugée par des personnes pointant du doigt sa situation d’enfant d’homos. Très en colère par les propos tenus par les opposants au projet de loi, elle a décidé de nous faire part de son ressenti, dans un témoignage très mature.

«Le mariage pour tous et l’adoption pour les couples homosexuels, ces sujets dont tout le monde parle ces temps-ci. Tout le monde en parle, tout le monde débat, tout le monde donne son avis, vient exposer ses idées, qu’elles soient argumentées, ou non. J’en entends tellement parler, que je ne crois pas qu’il y ait un jour où je ne tombe pas sur un sujet à la télévision ou un article sur internet. Et je dois dire que cela commence à me taper sur les nerfs, que j’en ai ras le bol d’entendre des tergiversations, des faux-débats, des faux-arguments donnés par des personnes qui croient connaître le sujet, sont certains de ce qu’ils avancent et qui, parfois, ne semblent pas se rendre compte de la bêtise qui rythme leurs propos.

Je me suis beaucoup demandé s’il fallait que j’écrive quelque chose là-dessus, si je devais contribuer au débat et donner mon avis. Parce que, c’est vrai je n’ai que seize ans, après tout. Et qui écouterait, lirait ce qu’une adolescente a à dire? Mais le fait est, que je suis directement touchée par ce débat, et que celui-ci m’affecte énormément. Et à force d’en entendre parler tous les jours, de voir que ça occupe l’actualité nationale, j’ai fini par décider qu’il fallait que je fasse quelque chose, que je parle de mes sentiments à ce propos dans un texte, comme l’ont sans doute déjà fait d’autres personnes, célèbres ou non. Je n’ai pas la prétention de penser pouvoir faire changer les choses avec des mots, parce que je pense que s’il était possible de le faire, quelqu’un y serait parvenu avant moi. Je voudrais simplement faire passer un message, faire entendre la voix de ceux que l’on entend pas ou peu, et qui eux aussi ont quelque chose à dire et jouent un rôle dans cette histoire: les enfants des couples homosexuels. Ce que je suis, en quelque sorte puisque mon cas est particulier, cependant je compte aussi. Mais je ne raconterai pas ma vie, ce n’est pas mon but. Je veux seulement me faire porte-parole des oubliés de ce débat.

D’après une récente étude, nous sommes plus de 40 000 enfants en France, à vivre ou à avoir vécu et grandi dans une famille homoparentale. C’est beaucoup, n’est-ce pas? Et c’est surprenant aussi. C’est surprenant parce que personne ne mentionne jamais ces gens, personne ne se dit jamais qu’il faudrait peut-être aller voir ce qu’ils ont à dire, ce qu’ils ressentent. Mais nous sommes là! Oui, nous existons. Et nous suivons tous ces débats, nous entendons tous vos propos, toutes vos phrases souvent blessantes et totalement fausses. Mais celles-ci sont toujours dites sans homophobie, aucune. Évidemment, qui dirait le contraire? C’est sans homophobie, sans discrimination, que l’on attaque nos familles, que l’on nous attaque, nous. Que l’on remet en cause notre construction, les murs de nos vies. Mais, bien sûr, on ne doit pas les prendre comme des attaques, ce n’en sont pas, pourquoi penser cela? Vous essayez juste de démontrer que ce que vous pensez est la vérité, que vous avez raison d’énoncer votre façon de penser et d’essayer d’y faire adhérer la population. Mais, avant de parler, avant d’oser vous forger une opinion à ce sujet, vous y êtes-vous réellement intéressé? Avez-vous lu des témoignages, regardé autour de vous, discuté avec les principaux concernés? Je suppose, sans penser me tromper, que non. En même temps, qui se soucie de savoir ce que des enfants d’homos ont à dire? On préfère parler de nous, de nos familles, de nos vies, sans même nous connaître.

Vous savez ce que nous ressentons, ce que nous pensons de tout cela? Lorsque nous vous entendons, vous politiciens et psychologues, surtout psychologues, parler de nous, comme si vous étiez dans nos têtes, logiez dans nos corps, viviez ce que nous vivons, ce sont des attaques personnelles que nous ressentons. On a l’impression que vous nous connaissez, que vous savez tout de nous. Mais de quel droit? Et puis, sur quoi vous basez-vous? Des études scientifiques? Des déductions fortement liées à vos convictions? Il faut que vous sachiez, que tout ne se résume pas à la science, que tout ne tient pas du psychologique. Il y a l’amour aussi, les liens que l’on crée avec les personnes avec qui nous vivons, que ça soit depuis la naissance, ou après des événements venus bousculer notre vie. Et ceci est vrai dans plusieurs situations, pas seulement dans celle-ci. Cependant, vous êtes bien trop imbus de votre personne, certains de vos idées, pour penser, une seule seconde, vous remettre en question. Mais croyez-moi, vous devriez fortement y songer.

Vous devriez fortement y songer, car vous ne vous rendez pas compte du mal que vous pouvez faire. Vous ne vous rendez pas compte de l’impression que vous donnez aux personnes que vous attaquez, directement ou non. Parce que, même si je suppose que la plupart d’entre nous essayent de faire abstraction, de ne pas écouter et se laisser atteindre par tout cela, après l’ignorance, vient quand même la colère et l’indignation. Et ceci est exactement ce que je ressens aujourd’hui.

Au moment où j’écris, c’est la colère qui me dicte ce que je dois dire, et contrôle mes doigts qui tapent sur le clavier. C’est la colère qui tient mon esprit, empli mes pensées et me répète sans cesse que tout cela est injuste.

Lorsque nous sommes élevés dans une famille homoparentale, ce n’est pas toujours facile avec les autres, surtout quand on est enfant. Souvent, nos camarades de classe se demandent qui est la personne qui vient de temps en temps nous chercher à l’école quand ce n’est pas notre mère ou notre père. Et comme nous sommes des enfants, que l’on ne sait pas que dire la vérité peut nous mener à être malheureux, on la dit. Nos copains se posent donc des questions, questions qu’ils nous posent, posent à leurs parents et à je ne sais qui d’autre. Viennent alors les regards inquisiteurs, les moqueries, les insultes. On finit forcément par regretter d’avoir dit la vérité, victime de notre innocence. En grandissant, on apprend à se protéger et à ne plus rien dire qui puisse nous nuire. On pense aussi, on espère, que les adultes sont moins idiots, que ce genre de comportements ne sont plus dans le monde des adultes et que nous serons alors tranquilles. À entendre certains de vos propos, il semblerait que ça ne soit pas vrai et qu’au final, la bêtise continue d’opérer durant toute la vie humaine. Peut-être qu’elle empire avec l’âge, à bien y réfléchir. Comme c’est désolant.

Après les politiques et les psychologues/médecins, viennent les religieux. Excusez-moi mais, de quoi se mêlent-ils au juste? Comment osent-ils se permettre de parler de sexualité, de famille, alors que de toute façon, ils ont renoncé aux deux en entrant dans les ordres? Laissez-moi rire. Il me semble que le mariage homosexuel ne sera en aucun cas célébré à l’Eglise, mais à la mairie. Ces couples ne demandent pas le mariage religieux, mais le mariage civil. Encore une fois, il me semble que l’Église et l’État sont séparés depuis 1905. Mais apparemment l’Église essaye encore de venir mettre son grain de sel dans les affaires de société qui ne la regardent pas.

La religion ne veut pas d’homosexuels ou d’enfants d’homosexuels parmi ses fidèles? C’est plutôt paradoxale. Je pensais que l’Église prônait l’égalité, que Dieu acceptait tout le monde et pardonnait. Aurions-nous été trompés? Qu’est-ce qui dérange vraiment les religieux là-dedans? Je veux dire, en quoi est-ce que la loi autorisant le mariage et l’adoption des homosexuels va changer leur vie? Je ne comprends pas, et pourtant j’essaie. La reconnaissance religieuse grâce au mariage, n’est pas ce que cherchent ces personnes. La seule chose qu’ils veulent, c’est une reconnaissance sociale grâce au mariage civil. Ils veulent simplement pouvoir dire «nous sommes mariés», comme les couples hétérosexuels le font. Même si, lorsque l’on y pense bien, ils veulent surtout bénéficier des mêmes droits que les autres. Savoir que la personne avec qui ils partagent leur vie ne serait pas laisser sans rien si il leur arrivait quelque chose, savoir que ce qu’ils partagent avec une personne est reconnu et compte officiellement.

Ils ne veulent pas qu’on leur lance du riz à la sortie de l’Église, qu’on leur offre de la vaisselle en cadeau de mariage. Tout cela n’est qu’une demande de droits similaires à ceux des autres. Demande qui est tout à fait légitime, je crois.

Quant à leurs enfants, raison principale pour laquelle j’écris ceci, nous souhaitons simplement une reconnaissance de notre famille. Nous voulons pouvoir dire que nos parents sont mariés, avoir la certitude que notre famille existe aux yeux de la loi, et que nos deux parents ont les mêmes droits sur nous. Ce qui, à l’heure actuelle, est bien loin d’être le cas. Aujourd’hui, si dans un couple homosexuel, une des personnes à un enfant, l’autre personne ne sera pas reconnu comme responsable légal de celui-ci.

Quel enfant devrait supporter le fait de savoir que sa famille n’est pas reconnue, qu’il n’est pas officiellement l’enfant des deux personnes qui l’élèvent et le rendent heureux? La Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen dit que «tous les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits»’. Vraiment? Ce n’est pas l’impression que j’ai.

Finalement, si on creuse jusqu’au bout, on peut même apercevoir la question de dignité humaine. Dans notre société, le mariage et la reconnaissance sociale par des contrats de ce genre sont tellement importants, que je ne pense pas me fourvoyer en disant que les gens portent un regard différent sur nous en fonction de notre statut familial. Comme ils le font concernant l’argent.

On veut l’égalité pour tous, on veut que tout le monde soit logé à la même enseigne, que tout le monde ait les mêmes droits, et on pose des milliers de problèmes pour une question aussi simple que le mariage et l’adoption pour tous?

On ne doit pas tous avoir la même définition du mot «égalité». Je pense, que l’égalité, soit elle est totale, soit il n’y en a pas. Puis, il faut savoir ce que l’on veut, n’est-ce pas?

En fait, je pense que tous ces débats ne sont que panem et circences, histoire de distraire les foules. Parce que pendant que l’on parle de cela, on repousse l’échéance, puis les politiques ont le temps de concocter de bons petits coups foireux. Et un jour on apprendra que le projet de loi à été abandonné, pour une raison ou pour une autre, valable ou non, acceptée par la population, ou non. C’est tellement simple de faire cela, de profiter de son pouvoir et de croire que celui-ci nous permet de décider qui est assez humain pour avoir des droits, et qui ne l’est pas.

Finalement, je pense que tout ceci n’a pas de sens, qu’il n’y a pas de questions à se poser. Je connais des enfants de couples homosexuels, j’en suis une moi-même, et je connais aussi des homosexuels, et ils sont tout à fait normaux, il n’y a pas de différence avec les autres. La seule différence qu’il y ait, c’est vous qui la créez. Avec vos débats inutiles, vos questions ridicules, vos préjugés dépassés, vous faites sentir aux gens qu’ils sont différents et qu’ils ne sont pas assez humains pour pouvoir accéder aux mêmes droits que les autres. Et ce n’est pas acceptable.

Je ne pense pas que ce texte bien insignifiant fera changer quelque chose, je ne pense pas qu’il aura un quelconque poids dans les débats actuels. Cependant, je me devais de l’écrire, et le fait que des gens le lisent est bien assez valorisant pour moi. J’espère simplement que j’aurais réussi à faire changer des points de vue, ou au moins à faire réfléchir.»

Eileen

 

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Vidéo qui dit « oui »

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Le mariage pour tous en BD

Sur ce site , vous pouvez lire une bande dessinée en faveur du mariage pour tous. Bonne lecture!!

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«Mariage pour tous»: 63% de Français pour, un chiffre en hausse

http://www.20minutes.fr/politique/1087945-mariage-tous-63-francais-pour-chiffre-hausse

Les Français sont plus nombreux à se dire favorables au mariage homosexuel à 63% (contre 60% débutjanvier) et sont également plus nombreux à approuver l’adoption par des couples du même sexe (49%, +3 points), selon un sondage Ifop pour Atlantico publié samedi.

Le débat sur le texte ouvrant le mariage aux homosexuels doit s’ouvrir mardi à l’Assemblée nationale.

A la question de savoir si les couples homosexuels, hommes ou femmes, devraient avoir le droit en France de se marier, 63% disent oui, contre 60% lors d’une précédente enquête Ifop réalisée les 3 et 4 janvier. 37% des sondés répondent non.

Quant à l’adoption d’enfants par les couples homosexuels, 49% des personnes interrogées se disent favorables (contre 46% les 3 et 4 janvier). Une courte majorité de 51% y est opposée.

Les sympathisants de gauche sont nettement plus nombreux à soutenir le mariage gay à 84% (en hausse de 5 points) contre 52% (-2 points) pour les sympathisants du Front national et 41% (+8 points) pour ceux de l’UMP.

Les jeunes sont les plus favorables

L’adoption par les couples homosexuels a la faveur de 67% des sympathisants de gauche (+5 points), de 34% des proches du FN (-4 points) et de 25% de ceux de l’UMP (+3 points).

Les jeunes de 18 à 24 ans sont massivement, à 86%, favorables au mariage pour les couples homosexuels tandis que les personnes de 65 ans et plus y sont en majorité (54%) opposés.

Le sondage a été réalisé en ligne, du 22 au 24 janvier, auprès de 1.026 personnes âgées de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas.

© 2013 AFP

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Car au départ de La Rochelle pour Paris le 27 janvier

http://pridemap.fr/27-01/#larochelle

Le PS organise un car pour rejoindre la capitale:

TARIF/Personne pour ALLER/RETOUR: 20€

Envoyez un email à fede17@parti-socialiste.fr pour vous inscrire.

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Pourquoi manifester le 27 janvier?

Nouvel article du blog « Puisque c’est la guerre » publié le 24 janvier 2013:

http://puisquecestlaguerre.wordpress.com/2013/01/24/jirai-marcher/

J’irai marcher même si tout le monde s’accorde à dire que la loi passera. J’irai marcher pour un droit et non contre un droit. J’irai marcher parce que comme lu sur les réseaux sociaux j’ai l’impression d’être du bon côté de l’histoire. J’irai marcher parce que j’en ai marre d’en prendre plein la gueule depuis des semaines et je n’ai pas envie de faire partie de la majorité silencieuse. J’irai marcher pour dire fièrement « j’y étais ». J’irai marcher en sachant que j’aurai fait tout mon petit possible pour faire évoluer les mentalités. J’irai marcher pour montrer qu’on existe et qu’on sait aussi se faire entendre.  J’irai marcher aux côtés de ma fille pour ne pas avoir à rougir un jour de ne pas avoir tout fait pour qu’elle soit protégée.  J’irai marcher parce que c’est la guerre et que je dois être près de mes petits soldats à moufles fluos.

J’irai marcher en sachant qu’il y a un papa, une maman, deux mamans, deux papas, que la famille est multiple,  qu’elle n’en est pas moins belle mais qu’elle doit être protégée comme toutes les autres. J’irai marcher au milieu de familles homoparentales, au milieu de ces grands parents, de ces amis qui font partie de notre vie et qui peuvent témoigner de la réalité de notre famille, qui savent eux les difficultés que pose l’absence de droits. J’irai marcher même si on n’est pas 340 000 ou 800 000 ou même un million. On s’en fout, nous on se réchauffera avec nos messages d’amour, de tolérance et de paix.

A Dimanche 27 et attention à la pelouse de Bertrand !

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